La traversée du Golfe de Gascogne …

Les dernières semaines de travail avant le départ ont été éprouvantes pour finir de préparer et sécuriser le bateau. On arrive enfin au grand jour. Après une journée très riche en émotions, nous quittons l’écluse d’Arzal vers 14h30 le dimanche 7 octobre. Un peu anxieux, on n’a encore jamais testé notre bateau après le chantier de cette année. On verra si tout marche bien.

Il y a 20 nœuds de nord-est bien établi. On déroule uniquement le génois (la voile d’avant) et on lance Bob, notre pilote automatique. Le bateau fuse à 7 nœuds. La nuit tombe, les premiers quarts de nuit commencent (nous nous relayons la nuit pour avoir tout le temps quelqu’un dehors qui veille sur la navigation). Premier matin, première heure de pêche, premier thon (8kg). On ne pêchera plus jusqu’à l’arrivée car on a déjà bien assez à manger avec ça.

Le vent tombe pendant la première journée, nous sommes obligés de continuer au moteur. Vers 16h, une brise de nord revient. On remet les voiles ! La mer est agréable, il fait froid la nuit et on croise quelques bateaux dont un pêcheur qui nous donne la météo par VHF (radio pour communiquer entre marins). Notre pilote fonctionne super bien ! On ne touche pas à la barre les 40 premières heures. L’éolienne tourne toute la nuit et nous recharge les batteries au maximum malgré notre consommation d’électricité. Nous sommes vraiment content de nos travaux. Tout fonctionne à merveille.

La dernière journée est plus mouvementée. Le vent est établi autour des 20-25 nœuds, mais la mer commence de plus en plus à être formée (c’est la remontée des fonds marins au large de l’Espagne qui crée ce phénomène). On décide de remplacer Bob et on barre toute la journée.

Le soir, « terre en vue » ! On aperçoit enfin les côtes espagnoles, on arrivera sûrement au petit matin, on fuse à toute allure en surf sur les vagues. Un cachalot manque de heurter le bateau et passe à 10 mètres derrière nous. Belle bête, mais belle frayeur également.

A 8h30, on n’a presque pas dormi de la nuit, on arrive au ponton du port de la Corogne (pointe Nord-Ouest de l’Espagne), bonne surprise, on se retrouve à côté de nos amis du projet Océa-science, des chercheurs de l’ENS de Lyon qui réalisent également le même tour que nous. On les a rencontrés à Arzal au printemps où ils préparaient également leur bateau.

Nous sommes bloqués au port pour quelques jours car la tempête Leslie frappe le Portugal et le nord de l’Espagne. Vivement qu’on reprenne la mer ! On en profite pour travailler pour nos élèves qui nous suivent. Nous quitterons sûrement la Corogne ce week-end direction Lisbonne ou Madère, là où les vents nous emmèneront…

Marco scrute l'horizon

3 comments

  1. Ah ça oui ! On vous suit et on avait peur ce WE que vous soyez en mer avec la grosse tempête au large du Portugal… Nous voilà rassurés. Et bravo pour la traversée du golfe de Gascogne.
    On a regardé la vidéo du départ en boucle ce vendredi 12 Octobre mais vous étiez déjà en Espagne. Heureusement que vous avez été prudents. Bravo pour le poisson pêché… Comme Gilian sait, cela passionne nos élèves ! Et ouf pour le cachalot évité…
    On vous écrira à nouveau avant les vacances qui commencent vendredi soir… et on continuera à vous suivre en famille avant de reprendre en classe !
    Bon vent et bonne navigation et merci pour les nouvelles,
    S. Guillermit et les CE1A de st Michel

  2. Bravo Marco et Guilian ! C’est une belle étape de passée. Depuis Cuba, on repense avec émotion de ce départ magique que vous nous avez offert.
    Bon vent, on vous attend de pied ferme à Cuba !

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