La remontée de l’arc Antillais après la Martinique

C’est (re)parti ! Après une semaine de chantier sur Carmina au port du Marin en Martinique (nous avions prévu à la base 3 jours…), nous quittons enfin la Martinique pour la suite de notre périple. Nous nous arrêtons tout de même à Fort de France la capitale, pour passer une soirée de carnaval mémorable avec nos amis « Océascience » que nous ne reverrons surement pas avant les Açores. Notre envie d’être à Cuba est de plus en plus forte.

Nous décidons donc de remonter l’arc des petites Antilles plutôt rapidement en faisant une à deux journées par îles. Premier stop : La Dominique ! Nous y passerons qu’une nuit et une matinée malheureusement. Nous ne prendrons pas le temps de visiter l’intérieur de cette île luxuriante de végétation où vivent les derniers indiens des Antilles.

Le lendemain, direction les Saintes (au sud-ouest de la Guadeloupe). Nous faisons la navigation avec deux bateaux-copains qu’on avait retrouvé en Dominique. La pêche est de retour ! Une bonite au bout de la ligne, c’est parfait pour le dîner. Nous partons visiter l’île principale de l’archipel et visiter le fort Napoléon. Après une randonnée chaude mais humide, nous voilà repartis en mer pour la Guadeloupe. Nous mouillons à la tombée de la nuit au sud de l’île, au pied de la soufrière.

Le lendemain, nous sommes levés à 8h, en route pour l’ascension de la Soufrière! Le point culminant des Antilles devrait nous offrir une belle vue. La randonnée se fait sous une pluie torrentielle et un vent à décorner les bœufs. On se serait cru en canyoning plutôt qu’en balade.

Nous sommes tout de même heureux de notre matinée sous la pluie, et nous reprenons la mer et quittons la Guadeloupe direction Antigua, un paradis fiscal anglophone. On nous avait dit grand bien de l’île, nous ne sommes effectivement pas déçus. Nous mouillons dans la petite anse de English harbour, magnifique mouillage mais également port de yachts de luxe. Carmina se sent toute petite au milieu de ces voiliers de plus de 30 mètres… Mais quel spectacle ! C’est reparti pour une randonnée matinale cherchant un beau point de vue sur le mouillage.

Ce rythme d’une à deux journées par escale nous plaît bien. On se lève tôt, visitons et reprenons la mer pour une autre île. Certes nous rencontrons moins de gens et échangeons moins avec les locaux, mais bon, on ne peut pas tout faire en 9 mois. Les navigations sont assez courtes (maximum 6 heures entre chaque escales), ce qui nous permet de naviguer le matin et de profiter l’après-midi.

Nous quittons Antigua direction son île sœur : Barbuda. Cette magnifique lagune de sable sur la barrière de corail a malheureusement complètement été détruite par l’ouragan Irma en septembre 2017. Ses plages de sable blanc et ses eaux turquoises sont tout aussi impressionnantes que ses villages fantômes. Avant la catastrophe, plus de 5000 personnes vivaient sur l’île, aujourd’hui ils ne sont plus qu’à peine 400. La majorité des maisons sont détruites et commencent tout juste à être reconstruites.

Nous avons pêché un (gros) barracuda avant d’arriver sur cette île mais malheureusement nous n’avons pas pu le manger à cause de la ciguatera (intoxication alimentaire due à la consommation de poissons qui ont été préalablement contaminés par une toxine présente dans les récifs coralliens). La ciguatera est très présente dans le nord de l’arc antillais.

Après deux jours à Barbuda, c’est parti pour St-Barth ! 70 milles nautiques avant d’atteindre l’île des milliardaires. Une belle journée au portant avec une mer plate. On met la ligne à l’eau… journée de pêche miraculeuse ! Tout d’abord deux barracudas (aussitôt pêchés, aussitôt relâchés), un céro (qui nous fera notre déjeuner) puis… 4 dorades coryphènes ! Malheureusement deux des quatre gagneront le combat et repartiront dans l’atlantique. Cependant, notre frigo est bien rempli !

Nous arrivons sur l’île de notre idole à tous : Johnny. Nous sommes agréablement surpris par les paysages de ce paradis fiscal. Après une matinée de pèlerinage sur la tombe de la star du rock français, nous jetons l’ancre dans un magnifique mouillage au nord de l’île pour le déjeuner (dorade à la « sauce chien » au menu). Après une plongée sous le bateau et une randonnée digestive, route pour Saint-Martin ! Notre dernier stop avant de quitter les petites Antilles.

Départ à 14h de Saint-Barth sous spi, direction Saint-Martin. Nous avons prévu de retrouver nos amis du bateau « boutavent », c’est une famille bretonne avec quatre enfants à bord. Très contents de les retrouver, on passe une semaine à Saint-Martin à jouer avec les enfants. On en profite pour faire une dernière escale technique et faisons réviser nos voiles. On remplit de nouveau Carmina. En effet, Saint-Martin est la dernière escale avant notre transat retour où nous pouvons nous approvisionner en nourriture convenablement (Les îles Vierge britanniques sont très chères et il est très compliqué de s’approvisionner à Cuba). Nous prévoyons donc pour plus de deux mois de plein de nourriture car le départ en transat est prévu pour début mai depuis Cuba !

Marco forme les jeunes riders !
Oncle Gigi amuse la galerie comme d’habitude !

Bilan sur l’arc des petites Antilles :

Nous sommes arrivés à la Barbade le 11 janvier, avons passé le mois de février en Martinique pour accueillir du monde à notre bord et avons décidé de (re)partir début mars pour remonter la suite de l’arc antillais en une semaine, passer une semaine à Saint-Martin, une semaine aux îles vierges et partir vers Cuba pour arriver début avril avant d’y passer un mois. Ce programme nous a donc laissé peu de temps dans le nord des petites Antilles (qui méritent vraiment le détour) et très peu de temps dans les Grenadines et ses plages paradisiaques. Ce choix était voulu car nous avons l’envie d’aller à Cuba, ce qui est ambitieux pour un voyage de 9 mois. Mais la culture que va nous offrir ce magnifique pays nous donne envie. Nous avions adoré le Cap-Vert pour cette raison, les petites Antilles c’est magnifique et particulièrement agréable à vivre mais la culture, le rythme et le mode de vie (mis à part Grenade) ne sont pas particulièrement différents de nos pays européens.

Nous sommes en ce moment dans le magnifique archipel des îles vierges britannique, ce stop d’une semaine est un très bon choix. Les îles sont beaucoup plus désertiques et les mouillages aussi. Les fonds marins sont les plus beaux que nous ayons vu depuis le début et les navigations entre les îles particulièrement agréables. Le top !

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